Lifestyle

37 ans et des milliers d’étoiles

 

37 ans

37 ans et des milliers d’étoiles.

En ce mois d’août joli-férié, je vois les jours passer et les étoiles briller. Le mois d’août qui a toujours été pour moi beau, chaud et férié. Même sans de vraies vacances, je savoure ce mois d’août au goût particulier.

Depuis toujours, ce 16 après la fête du quinze, ce 16 d’il y a 37 ans, chaud et très venteux que m’a toujours dit ma maman, je suis venue faire coucou. Le 16 août, toujours en famille, petit repas et petit gâteau.

Le mois d’août comme si les anniversaires s’enchaînaient : le 13 nous fêtons depuis cinq ans notre anniversaire de mariage, trois jours après, trinquer pour les 37 ans et les milliers d’étoiles.

Je dis 37 et je pense 32. Je pense 32 et je me vois 25. Et se dire que la vie passe et rire à voix haute en regardant le film de sa vie. Et la prendre dans ses bras, cette vie, la serrer fort, mesurer sa chance et penser 37 ans de plus et encore plus.

Des étoiles dans nos yeux, des étoiles pour danser, des étoiles sur le ciel, des étoiles pour mieux briller !

Des étoiles pour mieux avancer dans la vie. Avec vous, avec eux, avec toi et avec lui, avec elle aussi.

37 ans. Grandir. Regarder les étoiles et sourire.

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Vie à l'étranger

Et qu’une vie à l’étranger, parfois, c’est ça aussi…

Depuis quelques nuits, je rêve de cet article. Depuis quelques nuits, je dors seule. Ou accompagnée d’une petite coquine. Depuis quelques nuits, l’amour est aussi grand mais aussi loin…

Et puis, quand je me dis que je vais mettre des mots sur ces nuits étoilées, en petite nuisette et seule, je ne sais plus quoi dire. Ni par quoi commencer.

Depuis quelques nuits, je compte les jours minutieusement comme la petite aiguille de la montre qui tourne sans faire du bruit et qui marque inexorablement le tempo.

Parce qu’un jour nous l’avons compris. Un jour, nous avons su qu’on ne pourrait pas échapper à cette distance non-voulue/voulue, imposée/non-imposée. Lui et moi. Et désormais elle aussi. Parce qu’un jour quand l’amour nous a uni, nous avons su que des kilomètres et une mer nous sépareraient le temps de quelques jours, quelques semaines, à pâques ou en été.

Parce que, pour nous, cette vie à l’étranger que  nous menons je mène, c’est cela aussi.

Une vie à l'étranger, la distance et la familleUne vie à l'étranger, la distance et la familleUne vie à l'étranger, la distance et la famille4

Etre présente pour la famille

Je suis fille unique mais surtout, je ne pourrais pas vivre un vrai été sans mon ciel méditerranéen, ce ciel qui reste bleu en permanence et qui fait que je ne regarde plus jamais les bulletins météo. Le bleu-bleu-bleu-grand-bleu qui me re-donne des ailes, des sourires et de l’amour.

Et que nous n’avons plus 20 ans, ni 30, même plus 35 (aïe, ça pique) mais que nous vivons ces au-revoir et ses retrouvailles comme si c’était nos premières fois.

Un jour, nous avons su que pour être vraiment heureux(se), il fallait venir puiser aux sources, comme un retour à l’essentiel. Et retrouver mes gens, mes rues, mes plages, mon train-train quotidien, ici, aussi. Et le soleil. Parce qu’on grandit et qu’en grandissant on réalise des choses, d’autres choses. Et que le soleil est très important.

Avoir deux chez soi

Parce qu’en vrai, nous vivons comme si nous avions deux chez nous. En réalité, moi j’ai un chez moi là-bas, qui me convient très bien pour l’hiver et un chez-moi ici qui est juste parfait pour l’été. Et lui, il l’aime aussi son chez soi ici et sa douceur de vivre. Lui, il adore maintenant s’installer sur une des nombreuses terrasses de la place de la ville et siroter une boisson fraîche, savourer le temps qui semble s’étirer, dire bonjour aux voisins qui passent et croiser trois-quatre-cinq-quarante mots. Lui aussi, l’aime ce ciel bleu. Et gazouille quelques mots en minorquin.

Et elle, pour qui depuis qu’elle est née, c’est tout à fait normal de passer du temps ici. Elle a un lit ici et un lit là-bas. Et on vient en vacances sans être en vacances. Et qu’on fait les courses pour Sa Rentrée, ici, dans les magasins où maman achetait aussi ses bricoles de rentrée. Et qu’elle aime la mer, toujours aussi près. Et les piscines aussi, du cousin, de la cousine, de la marraine, du restaurant. Et elle rentre comme ça, chez les voisins, à l’aise et rigole et danse dans la rue et les gens lui parlent. Et elle répond dans un catalan juste parfait. Et pendant que nous profitons des terrasses de la place de la ville, elle joue à l’aire de jeux qui surplombe cette place, comme et avec tous les autres enfants de la ville.

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Et maintenant, les aiguilles de la montre qui marque inexorablement le tempo, nous indiquent que dans très peu de temps, après plus de trente jours, ce ciel bleu-bleu-bleu-grand-bleu on pourra le siroter à trois, ensemble. De nouveau.

Et que les nuits je ne les passerai plus seule… jusqu’à la prochaine fois.

Parce qu’une vie à l’étranger, parfois, c’est ça aussi…

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Minorque

Les « Pedreres de s’Hostal » et « Lithica » : l’art des pierres à Minorque

Minorque by @Margarida

Tourisme à MinorqueSuivez-moi, le temps d’un été, sur
mon île adorée en Méditerranée
#Minorque #tourisme #voyages

Originaire de Minorque, je continue avec cette série d’articles, que je vais publier tout au long de l’été, sur l’île qui m’a vu grandir. Des balades dans des lieux plus touristiques et d’autres dans des endroits moins connus. Une Minorque sincère et naturelle, attrayante pour les touristes et toujours aimée par les locaux. Symbiose parfaite pour un bout de terre de 700 km2 qui a été déclarée (dans sa totalité) Réserve de Biosphère en 1993. Longtemps côtoyée par un tourisme plutôt britannique, les Français l’ont redécouverte il y a un peu plus de trois ans. Certes, il n’est pas toujours facile d’y accéder par manque de bonnes connexions et de vols mais c’est aussi sans doute cela qui contribue à son charme. Les Français aiment la Minorque des randonnées, des sentiers côtiers (GR 223), des plages et des criques vierges, de la slowlife des habitants et des places des villes remplies d’enfants qui jouent. Minorque conjugue à la perfection tradition et modernité.

Les « Pedreres de s’Hostal » et « Lithica » : l’art des pierres à Minorque

Minorque regorge de cailloux, foisonne de pierres, c’est un cliché mais c’est vrai. En témoignent ces murs de pierre sèche si caractéristiques qui longent les routes de part et d’autre et servent à la fois à protéger les cultures du méchant vent de tramontane et à la rotation des pâturages pour le bétail ; des pierres qui constituent également les monuments préhistoriques comme les Taulas, Talaiots, Talaies.

Mais s’il est un lieu d’émerveillement incontournable fait uniquement de pierres, c’est bien les Pedreres de S’Hostal, des carrières de « marès » qui servirent pendant plus de deux cents ans à extraire la pierre pour la construction des maisons. Le marès est un type de roche calcaire semblable au grès. Il s’agit de carrières monumentales, impressionnantes, au sein desquelles l’homme se sent tout petit et en même temps y retrouve son essence.

Lithica à Ciutadella, MinorqueLithica à Ciutadella, Minorque Lithica à Ciutadella, MinorqueLithica à Ciutadella, Minorque Lithica à Ciutadella, Minorque

Les carrières étaient exploitées au moyen de deux techniques différentes : manuelle pour les anciennes carrières et mécanique pour les carrières plus modernes. Cela en a fait deux espaces complètement différents. La vieille carrière a laissé une empreinte quasi magique avec son labyrinthe de pierre et de végétation, où un jardin botanique ainsi qu’un itinéraire botanique ont été créés par la suite. Pour sa part, la carrière mécanique nous a laissé en héritage des espaces imposants, saisissants, des parois d’une immense verticalité, presque à en donner le vertige, aux formes cubiques qui font aujourd’hui office d’amphithéâtre et de scène de concerts en été.

L’association Lithica

C’est peu après l’abandon des Pedreres (carrières) en 1994 en tant que lieu de travail que va naître l’association Lithica (rappelons que lithos en latin signifie pierre) de la main de la sculptrice et architecte Laetitia Lara (Paris 1957). Le but premier de Lithica vise à préserver et à revaloriser les anciennes carrières de marès. Lithica est donc devenue une sorte de gardien du patrimoine. Grâce à cette association, les Pedreres de s’Hostal sont sorties de l’oubli, tant pour les Minorquins que pour les visiteurs. C’est aussi grâce à Lithica que les lieux ont pu recouvrer toute leur splendeur, une complète union entre la sculpture et la pierre, une continuité du travail de la main de l’homme, cette fois-ci en communion avec l’art.

Les Pedreres sont situées à seulement 3 km de la jolie ville de Ciutadella, une visite inévitable lors des longues soirées d’été. Un coucher de soleil dont les reflets passent de paroi en paroi, créant des jeux d’ombres et de lumières, un endroit qui nous transporte et qui nous fait voyager.

Lithica est aux Pedreres de s’Hostal ce qu’une perle est à une huître : l’essence même de la beauté qui donne envie de se l’offrir et qui donne envie de la savourer.

Nous, les Minorquins nous nous réjouissons que ces carrières soient préservées ; nous nous faisons une joie à l’idée d’aller y fêter la pleine lune du mois d’août, nous adorons programmer une petite sortie-concert à l’Hort des Tarongers… Nous raffolons de ce lieu somptueux, de ces pierres millénaires incroyablement belles.

A Minorque il y a des pierres, certes, mais pas n’importe quelles pierres.

CREDIT PHOTOS : Toutes les photos ont été extraites de la page officielle de Lithica et sont signées, tour à tour, par Lithica, Lara et Lluis Bertran.

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